Semaine du 22 au 28 décembre 2025 : REGARDER L’ART ET LA NATURE

Chaque semaine, retrouvez les coups de cœur du 5e Lieu !

Tant se manifeste de partout la fragilité des écosystèmes naturels qu’on s’étonnerait presque que le solstice d’hiver soit, tel un coucou suisse, fidèle au rendez-vous annoncé. Prenons-le pour une lueur d’espoir et dédions cette semaine contemplative et sensorielle à la redécouverte à travers l’art de la faune, de la flore et des territoires naturels. Car à l’heure où notre relation au réel et au vivant se distend, les représentations de l’art sont à même de réveiller notre sensibilité endormie, de nous rendre cette capacité d’observation lente et d’émerveillement primitif.

EXPOSITION : ZOODYSSÉE

GarageCOOP

04/12/25 – 04/01/26

Entrée libre

Zoodyssée revisite le mythe d’Ulysse et de la terre inconnue du point de vue environnemental et animal. Les artistes invités s’intéressent à l’exploration scientifique océanique, à l’histoire de la botanique et aux enjeux climatiques à travers des vidéos et des installations. Le commissariat s’appuie sur le récit épique d’Homère, mais aussi sur la fable futuriste de Kubrick. Un partenariat avec La Haute École des Arts du Rhin et les Ports de Strasbourg augmente l’exposition et propose des ponts entre arts et sciences sous la forme de rencontres-performances pensées par l’artiste Vincent Chevillon dont la dernière installation sera exposée au Port Autonome de Strasbourg (PAS).

Les artistes : Paula Beck / Jeanne Bischoff / Vincent Chevillon / Sarai Rose Duke / Camille Fischer / Svenja Gansner / Anne Immelé / Petra Keinhorst / Celia Längle / Janis Polar / Clément Verge.

Présenté par Accélérateur de Particules dans le cadre de Regionale 26.

En savoir plus : https://regionale.org/fr/ et https://www.accelerateurdeparticules.net/

EXPOSITION : HYDROSPHÈRE DES AFFECTS

La Chaufferie

05/12/25 – 04/01/26

Entrée libre

Dans le cadre de leur exposition à La Chaufferie Maria Ivone dos Santos et Hélio Fervenza ont mené un workshop expérimental avec les étudiant·es de l’option Art-objet autour des problématiques climatiques et environnementales liées à l’eau — rivières, fleuves, débordements, écoulements et changements d’état, dans une interrelation spatio-temporelle. Ces phénomènes ont été abordés comme des motifs poétiques pour nourrir la création des œuvres. Le projet visait à stimuler les processus collectifs de conception et de production en tenant compte du lien entre les différentes réalisations artistiques des étudiant·es et des artistes, de leur proximité ou de leur éloignement.

Le concept d’hydrosphère englobe cette richesse d’approches, prenant en compte l’ensemble des formes d’eau présentes sur Terre. De même, la notion d’affect nous relie aux différentes manières dont cet univers nous touche, positivement ou négativement, dans notre expérience sensible. Hydrosphère des affects est donc une résonance de ces différents parcours et démarches, et reflète cette pluralité : il désigne la façon dont nous interagissons avec l’eau, dont elle affecte notre corps, notre comportement, nos émotions et notre imagination.

Consulter la publication de la HEAR : https://www.hear.fr/agenda/hydrosphere-des-affects/

EXPOSITION : LUMIÈRE SUR LE VIVANT. REGARDER L’ART ET LA NATURE AVEC VINCENT MUNIER

Musée des Beaux-Arts

07/11/25 – 27/04/26

Prix : entrée du musée / Prévente : caisse du musée

L’exposition met en regard des photographies de Vincent Munier et des œuvres issues des collections des Musées de la Ville de Strasbourg allant du XVIe siècle au XXe siècle. Ces représentations de l’animal et de la nature qui l’entoure dialoguent et résonnent alors pour donner aux regardeurs un moment suspendu de contemplation.

Avec sa technique et son regard, Vincent Munier capte avec sensibilité la fugacité et la force de la rencontre avec l’animal sauvage. Dès lors, photographié en majesté, celui-ci obtient, en même temps que la photographie le représentant, le statut d’œuvre d’art. Nombreux sont ceux qui affirment le besoin de se rapprocher du vivant pour se ressourcer. Il en est de même pour les œuvres, et le musée est à sa façon une sorte de refuge et de réserve. Inviter la nature au musée c’est souligner que l’art comme le vivant méritent, aujourd’hui encore plus qu’hier, d’être observés, contemplés et protégés. Parce qu’il convient de « savoir-regarder » pour « savoir-protéger ».

Le portail des Musées de la Ville de Strasbourg : https://www.musees.strasbourg.eu/

EXPOSITION : BIODIVERCITÉ. LES ANIMAUX DE LA VILLE

Musée Zoologique

19/09/25 – 31/12/26

Prix : entrée du musée / Prévente : caisse du musée

Devenu un lieu d’appréhension de la faune mondiale, le Musée Zoologique rénové consacre sa première exposition temporaire, BiodiverCité, aux animaux de la ville. Conçue comme une promenade, rythmée par les dessins de l’illustratrice naturaliste Valentine Plessy, l’exposition BiodiverCité questionne les modalités de coexistence entre citadins humains et non-humains, à l’heure des crises environnementales. La ville est-elle un écosystème comme les autres ? Alors que près de 80% de la population française vit aujourd’hui dans des unités urbaines, ces dernières restent souvent dans nos imaginaires des espaces de non-nature. Pourtant, des espèces animales de toutes tailles et de toutes origines vivent à nos côtés au quotidien. En s’intéressant à cette biodiversité de proximité, l’exposition réaffirme la nécessité de penser la continuité de nos relations au vivant, par-delà nos affects.

Le portail des Musées de la Ville de Strasbourg : https://www.musees.strasbourg.eu/

PROJECTION : LE CHANT DES FORÊTS – VINCENT MUNIER

Star

Séances cinéma à partir du 17 décembre

Tarifs cinéma / Prévente : caisse du cinéma et https://www.cinema-star.com/

À travers les regards croisés du réalisateur, de son père et de son fils, le film explore la biodiversité des Vosges, du Jura et du Grand Nord, mettant en lumière la fragilité de ce monde face au dérèglement climatique. L’œuvre invite à une redécouverte de la faune et de la flore, non pas par le spectaculaire, mais par une observation lente et attentive, privilégiant la contemplation, l’écoute et le ressenti. Une plongée immersive et sensorielle au cœur de la nature qui transcende le documentaire animalier classique. « Ralentir, observer, titiller nos sens […] on chuchote, on murmure, on se tait souvent : j’ai voulu réveiller cette grande sensibilité en nous, essayer d’emmener au plus près de la forêt avec nous » »

Sur les écrans du Star : https://www.cinema-star.com/