
Semaine du 9 au 15 février 2026 : SCÈNES CHAMPÊTRES
Paysages agrestes, sylves et futaies, bocages et bosquets, hauteurs alpestres, collines et campagnes…
La clef des champs pour une semaine de villégiature !

VISITE COMMENTÉE : PAYSAGE ET LUMIÈRE DANS L’ŒUVRE DE CLAUDE LORRAIN
Musée des Beaux-Arts
Lundi 9 février 14h30
Prix : entrée du musée / Prévente : caisse du musée
Claude Lorrain est considéré comme le représentant le plus éminent du paysage classique. Généralement, ses paysages servent de cadre à une scène biblique, mythologique ou historique, mais les personnages ne tiennent pas une place importante ; ils représentent l’anecdote du tableau. Stylistiquement, il s’agit bien de paysages avec au premier plan quelques petits personnages justifiant la thématique imposée. Mais l’important, ce sont les ciels, les arbres, la mer, les édifices. Ses paysages sont ainsi ancrés dans le réel mais idéalisés. La lumière, rasante et douce lors des levers et couchers de soleil, qui éclaire un port, qui se reflète dans la mer, qui met met en valeur un monument antique, est une préoccupation majeure du peintre, dont la singularité réside aussi dans son concept du lointain. Les vallonnements ouvrent maints passages, les ponts sont jetés, d’innombrables passerelles servent de traits d’union. Mais nulle part le paysage ne présente de déchirures ou de rampes abruptes et l’équilibre se révèle dans l’ensemble de l’œuvre achevée.
Le portail des Musées de la Ville : https://www.musees.strasbourg.eu/

PROJECTION COMMENTÉE : REGARD DE CINÉASTE : MARCEL SPEISSER
Maison de l’Image
Jeudi 12 février 18h30
Gratuit sur inscription à l’adresse contact@miralsace.eu
Observateur attentif des écosystèmes du Ried et de la Bruche, Marcel Speisser fut, comme d’autres cinéastes alsaciens, un fervent défenseur de la nature. Tournées dans les années 1970 et 1980, ses images en Super 8 mm couleur sont chargées d’une dimension documentaire indéniable.
Il s’engage notamment contre la construction de centrales nucléaires ou l’usage des pesticides. Cet attachement à la terre se double d’un grand intérêt porté aux artisanats locaux et aux fêtes folkloriques. Hors des frontières de l’Alsace, Marcel Speisser tourne en Amérique du Sud et en Afrique dont il filme les territoires avec la même attention.
Un montage de Sophie Desgeorge à partir des collections de MIRA.
Une projection commentée proposée par MIRA en présence de Marcel Speisser, cinéaste amateur.
En savoir plus sur MIRA : https://www.miralsace.eu/

THÉÂTRE : J’AIME LA CHASSE ? – KATHLEEN FORTIN
PréO – Oberhausbergen
Jeudi 12 février 20h
16€ à 6€ / Prévente : https://www.le-preo.fr/
On a tous une idée sur la chasse, parfois tranchée, parfois indécise. Entre récits, données scientifiques et mythes, voici une vision plurielle de cette pratique.
Katy, néorurale, cherche à se connecter avec la nature. Accompagnée par un musicien, elle évolue dans une scénographie immersive, d’une grande richesse esthétique où se mêlent les ombres des arbres et le murmure du vent.
J’aime la chasse ? interroge notre rapport au sauvage. Une expérience théâtrale initiatique où se mêlent réflexions écologiques et poésie.
À l’issue du spectacle, débat animé par Bruno Ulrich, co-président du Sine et Kathleen Fortin, metteuse en scène.
En partenariat avec le CINE de Bussierre.
Sur scène au PréO : https://www.le-preo.fr/

THÉÂTRE : LE SOMMET – CHRISTOPH MARTHALER
Maillon
Jeudi12, vendredi 13 février 20h30
26€ à 6€ / Prévente : billetterie du Maillon au guichet, par téléphone au n° 03 88 27 61 81, en ligne à l’adresse : https://maillon.eu/
Là-haut sur la montagne est juché le chalet de Christoph Marthaler, nouvel avatar de ses microcosmes incongrus et poétiques, lieu d’une rencontre au sommet où l’on parle allemand, français, anglais, italien. D’où sortent ses locataires ? Que font-ils là ? Pour quoi faire ? Et d’ailleurs où aller, une fois arrivés au sommet ?
C’est tout le paradoxe du théâtre du metteur en scène suisse, qui laisse une large place au mutisme : la langue en est souvent le point de départ. Le mot, dans sa polysémie, devient la métaphore de son univers – celui des situations de l’entre-deux, de l’indéfinissable, de la suspension si productive du sens. Une chose au moins est sûre : nous ne sommes pas à Davos. À moins que… les protagonistes ne semblent pas vraiment savoir ce qu’ils et elles font là, dans cet étrange refuge, et goûtent le temps présent. Par le truchement du costume, les voici alpinistes-chanteurs et chanteuses à l’attirail légèrement suranné, élégant·es convives d’une soirée mondaine, touristes profitant des délices du sauna. Si le sommet ne débouche finalement sur rien, six personnages en quête de hauteur, c’est déjà ça.
L’actualité du Maillon : https://maillon.eu/

PROJECTION : LES GLANEURS ET LA GLANEUSE – AGNÈS VARDA
Maison de l’Image
Mercredi 11 février 12h30
Entrée libre
Les Glaneurs et la Glaneuse se présente comme une enquête poétique autour du geste de glaner, soit ramasser sur le sol ce qui reste après la récolte (paille, épis, grains, pommes de terre). Il s’agit d’un droit coutumier qui apparaît au Moyen Âge et subsiste au fil des siècles. Le film s’ouvre sur une définition du Petit Larousse illustré et la reproduction des Glaneuses de Jean-François Millet (1857) et de La Glaneuse de Jules Breton (1877). Équipée de sa petite caméra DV, Agnès Varda parcourt la France à la rencontre des personnes qui s’adonnent par nécessité, par simple goût ou par souci éthique (et parfois les trois à la fois) à cette activité de récupération. Elle croise le chemin de marginaux, d’artistes, d’agriculteurs, et fabrique ainsi un portrait en mosaïque d’une France à l’orée du nouveau millénaire. Mais Agnès est aussi la glaneuse du titre et son documentaire est subjectif. La curiosité n’a pas d’âge. Le filmage est aussi glanage.
Un « rencard de midi » proposé par Le Lieu Documentaire.
L’agenda du Lieu Documentaire : https://www.lelieudocumentaire.fr/

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